Le tatouage japonais, un art ancien et fascinant

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À travers les âges, le tatouage japonais a su résister aux tribulations. De plus en plus populaire dans certains pays, ce tatouage séduit plusieurs couches. Encore réalisé de manière traditionnelle, bien qu’il y ait des outils plus modernes, ce tatouage se différencie bien des techniques de tatouage courants.

Un peu d’histoire

Selon les recherches, les Aïnous ont été probablement les premiers occupants du Japon. C’était des pécheurs, des chasseurs, et des artisans. Les archéologues semblent prouver que ce peuple est à l’origine du tatouage japonais. Ils en faisaient usage pour des buts esthétiques, spirituels et sociaux. Mais, on estime que le fait que les Chinois aient raconté l’histoire des Japonais a vite peint le tatouage en mauvais acte. L’arrivée du bouddhisme et de la pensée chinoise a complètement modifié l’essence même du  tatouage japonais bras. Elle est désormais à connotations négatives et s’assimile à une punition. Les criminels étaient désormais tatoués en fonction de leurs crimes. Bien que certains tatouages étaient dits nobles et d’autres criminels, tous les tatouages japonais avaient une mauvaise réputation.

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Malgré ce stéréotype, certains ont pu redonner aux tatouages leurs côtés esthétiques. Tout ceci a eu lieu pendant l’EDO. Au cours de cette période, le  tatouage japonais bras a connu des périodes de turbulences, mais a su refaire peau neuve et noble. À l’ère moderne, le Japon interdit le tatouage un certain temps avant de le légaliser en 1945. Par contre, l’image du tatouage est souvent reliée aux Yakuzas et aux Bakutos, des criminels japonais. Le tatouage japonais est aujourd’hui plus populaire en occident qu’au Japon.

L’art ancien du tatouage japonais à l’ère moderne

Le tatouage japonais conserve encore aujourd’hui son côté traditionnel. Mais, pour trouver un vrai prestataire, il faudrait réellement chercher.

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Le parcours d’un tatoueur japonais traditionnel

Le tatouage japonais s’exerce dans un cercle assez restreint. Un excellent tatoueur japonais, qui tatoue toujours de façon ancestrale ne court pas les rues. Ce sont des personnes formées par des maîtres durant de nombreuses années. Ils apprennent tout, depuis le nettoyage des matériels, la préparation des encres, la disposition des instruments, et le tatouage proprement dit. C’est un apprentissage rigoureux et peu sont ceux qui s’y intéressent encore. Après de longues années d’apprentissage et parfois des séances d’entraînement sur son propre corps, l’apprenti tatoueur japonais peut tatouer quelques clients de son maître. Plus tard, ce dernier le libèrera en lui donnant son futur nom d’artiste. Notez que les tatoueurs japonais ont l’habitude de signer leurs œuvres.

Le tatouage japonais selon les règles de l’art

Si vous voulez faire un tatouage japonais « IREZUMI » par exemple, selon la méthode ancestrale, apprêtez-vous à souffrir. C’est une technique très douloureuse pour le client. L’encre est insérée sous votre peau grâce à des aiguilles. Ces aiguilles sont fixées sur le l’acier inoxydable ou sur un bâton en bambou. Sachez que l’épaisseur et le nombre d’aiguilles utilisés varient en fonction du résultat final voulu. Vous sentirez donc différentes douleurs. Pour un tatouage sur l’ensemble de votre corps, vous devez attendre plusieurs mois ou quelques années. La procédure est énergivore et aussi très chère. Il faut en moyenne 28 000 € pour un véritable IREZUMI.

Notez que chaque image tatouée à une signification précise. Ne choisissez donc pas au hasard. C’est pour toutes ces raisons qu’il est vraiment important de se référer à un professionnel.

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