La chapka, un accessoire traditionnel aux origines russes

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La chapka est un couvre-chef traditionnel originaire de Russie, encore porté dans les régions rurales et lors d’événements folkloriques. Bien qu’ayant d’abord été adoptée par les hommes, la chapka s’est ensuite imposée comme un accessoire incontournable du vestiaire féminin, témoignant de son évolution au fil des époques.

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Origines et développement en Russie

La chapka trouve son origine dans les traditions vestimentaires paysannes russes des XVIe et XVIIe siècles. Conçue à l’origine comme un couvre-chef utilitaire pour les travaux agricoles, elle était fabriquée en laine ou en fourrure. Sa forme caractéristique bombée et sa visière protègent les oreilles et le cou.

Au XIXe siècle, sous l’influence des modifications de la mode urbaine, la chapka se complexifie avec l’ajout de : 

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  • décorations brodées ; 
  • de fourrure ; 
  • d’autres ornements. 

Elle devient alors un marqueur identitaire arboré par les russes lors de cérémonies.

Avec l’avènement de l’Union soviétique au XXe siècle, la chapka connaît un essor de popularité. Portée par les militaires et les pionniers communistes, elle symbolise le patriotisme et les valeurs collectives prônées. Sa fabrication de matières premières locales en fait alors un symbole de l’identité nationale russe. De nombreux modèles sont d’ailleurs disponibles sur https://www.chapellerie-traclet.com/fr/87-chapka-toque 

La chapka prend sa place dans le vestiaire féminin

Bien que d’abord associée à l’uniforme masculin, la chapka est progressivement adoptée par les femmes russes dès le XIXe siècle. Lors des travaux agricoles, elle assure la même fonction protective que pour les hommes. Néanmoins, elle se pare souvent : 

  • de rubans ; 
  • de broderies ; 
  • de perles.

Au XXe siècle, la chapka devient un accessoire prisé au quotidien par les citadines comme les rurales. Ces modèles se simplifient, adoptant parfois une forme plus plate. Ils se parent de fourrure précieuse pour les occasions spéciales. Dans les années 1960, sous influence de la mode soviétique, elle cohabite avec les chapkas à large bord rigide portées par les pionnières.

Si sa fonction première a disparu avec la modernisation des campagnes, la chapka perdure comme signe d’identification culturelle. Lors des célébrations du Jour de la Défense de la Patrie ou du Jour de la Victoire, elle orne toujours les tenues folkloriques russes. Dans les régions rurales, certaines femmes continuent également à la porter au quotidien avec leur tunique traditionnelle.

La chapka s’exporte hors de Russie

Ces dernières années, la chapka a également conquis les snowboardeurs et les touristes occidentaux en quête d’authenticité. Ses motifs provenant de différentes régions russes, sa fabrication artisanale et ses matières naturelles lui confèrent désormais le statut d’accessoire de mode ou de souvenir. Les acheteurs ont le choix entre les modèles : 

  • en laine ; 
  • en cuir ; 
  • en fourrure.

Certaines chapkas se déclinent sous forme de bonnet, adoptant une forme ronde dépourvue de visière. Souvent portée par les influenceuses sur les réseaux sociaux, cette variante connaît un succès grandissant auprès des jeunes générations. Son image glamour contraste avec ses racines rustiques, illustrant l’évolution de la perception de ce couvre-chef traditionnel hors des frontières russes.

Les façons de porter la chapka

La chapka se porte de diverses manières en fonction : 

  • des époques ; 
  • des régions ; 
  • des usages. 

Sa conception initiale utilitaire a évolué pour intégrer des codes vestimentaires plus esthétiques au fil du temps. 

Chapka des paysans

Pour les travaux agricoles, la chapka était simplement posée sur la tête, la visière protégeant le front et les oreilles. Généralement de laine épaisse, elle assurait une bonne isolation face aux températures rigoureuses. Les paysans nouaient parfois la mentonnière sous le cou pour maintenir fermement le couvre-chef au vent.

Chapka militaire et ouvrière

Dans l’armée ou les usines, la chapka était portée de façon réglementée, souvent avec l’arrière relevé et le devant plat. Des lacets permettaient de serrer la visière au plus près du visage. Certains modèles étaient ornés d’insignes ou d’emblèmes patriotiques brodés sur le devant.

Chapka des fêtes traditionnelles

Pour les célébrations, la chapka était l’occasion de mettre en valeur les riches broderies et les fourrures précieuses. Elle se portait alors en arrière, découvrant le front, afin de montrer l’ornementation. Parfois, un voile de tissu ou de fourrure transparent était noué sous le menton pour réchauffer le cou.

Manières actuelles

De nos jours, la chapka prend des formes plus souples, à la fois utiles et stylisées. En ville, elle se porte souvent en arrière, à la façon d’un bonnet, assortie à un manteau chaud. Dans les campagnes, certaines femmes continuent de nouer la mentonnière pour protéger du froid pendant les corvées.

Lors d’événements folkloriques, les chapkas traditionnelles sont toujours de mise. Brodées de fils dorés ou argentés, ornées de perles en bois, elles mettent en valeur les costumes régionaux. Les jeunes filles portent la chapka sur le côté ou légèrement inclinée, coquettement.

Du travail des champs aux défilés costumés, la chapka accompagne les Russes depuis des générations, s’adaptant avec fantaisie aux usages et aux modes changents. Symbolisant l’âme populaire, elle reste synonyme de traditions vivaces en Russie. Les marques l’ont réinventé au fil des époques afin de l’adapter aux tendances de la mode.

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